Le « manger local »

Le « manger local »

Très suivie ces dernières années, cette tendance suit une courbe toujours exponentielle. Mû par une prise de conscience liée à plusieurs constatations alarmistes, un grand nombre de consommateurs se tourne en effet vers les petits producteurs locaux.

Les raisons de ce changement

Elles sont tout d’abord d’ordre sanitaire. En effet, la sécurité en matière d’approvisionnements alimentaires devient un souci de premier ordre. Cette crainte a d’ailleurs été alimentée par l’épidémie de coronavirus ces derniers mois. Viandes d’animaux traitées aux hormones, lait avec des traces de mélamine, plats cuisinés contenant de la viande chevaline, poissons contaminés au mercure … la liste est longue. Se fournir auprès de professionnels locaux met à l’abri de ce genre de scandale.

De plus, les exploitations se tournent de plus en plus vers des cultures et des élevages bio, rassurant ainsi les locavores, adeptes d’une nourriture saine. Ces derniers préfèrent acheter une pomme ou une carotte cabossée chez le maraîcher voisin plutôt qu’un légume brillant et lisse, traité aux produits chimiques. D’autre part, les produits consommés de saison sont pleins de nutriments, de vitamines et d’oligo-éléments. A l’inverse, ceux cultivés sous serre hors saison perdent en partie tous leurs bienfaits. Et que dire du goût que l’on retrouve intact !

Les adeptes de ce mode d’approvisionnement sont souvent de fervents écologistes. Les achats ne s’effectuant que dans un rayon de 250 kilomètres autour du domicile, l’impact en émission de carbone est moindre. Plutôt minimaliste, le locavore n’achète que ce qu’il consomme. Rien ne se jette et il rivalise d’ingéniosité pour cuisiner toutes les parties d’un légume par exemple. Aucun gaspillage n’est ainsi autorisé.

Le client des petits producteurs locaux est aussi bien conscient de son impact social sur tous ces métiers. L’absence d’intermédiaires autorise ces professionnels à se rémunérer de façon plus juste et ainsi à mieux vivre. De plus, la forte demande induit un personnel plus nombreux, formé aux cultures et aux élevages mais aussi, à la préparation des commandes et à leurs livraisons.

Toutes ces raisons liées à une envie de profiter du savoir-faire de professionnels investis auprès de ses clients, entrainent un renouveau de l’activité de nombreuses exploitations.

Les divers modes d’achat

Restreint par un nombre de kilomètres défini, l’achat de produits locaux revêt plusieurs façons de faire. Les marchés tout d’abord, lieu de vie très attachant qui donne presque l’impression d’être en vacances. S’ils existent depuis toujours, ces marchés qu’ils soient à l’extérieur ou couverts, regroupent en général un grand nombre de producteurs. Par contre, ils ne sont souvent ouverts que des jours définis et plus particulièrement le matin.

Les AMAP quant à elles, ont la faveur d’un public privilégiant principalement les légumes, les fruits et quelquefois les fromages et la viande. Ces paniers, préparés par des bénévoles ou des personnes souvent en reconversion, toutes les semaines, font en effet la part belle à ces produits, mais seulement à ceux-ci. Ce qui oblige le consommateur à compléter ses courses ailleurs. Cependant, pour une somme modique, ils ont l’assurance de préparer des aliments sains.

Les coopératives existent, elles aussi, depuis longtemps. Mais, nous avons vu apparaître, ces dernières années, des magasins de producteurs qui se fédèrent. A l’intérieur d’un même espace, ceux-ci exposent et vendent leurs propres produits. On y retrouve principalement bouchers, volaillers, maraîchers, apiculteurs, vignerons, boulangers … L’épicerie y est aussi bien fournie avec des produits transformés tels que jus de fruits, confitures, compotes, soupes, terrines, miels … Ces magasins demandent tout de même aux professionnels une présence régulière pour la vente, la mise en rayon et toute la paperasserie.

Tous ces modes d’achat ne concernent que les produits vraiment locaux. Mais, le locavore a aussi envie de profiter des spécialités des départements voisins surtout si le sien n’est pas bien pourvu en agriculteurs ou en éleveurs par exemple. De ce constat, sont nées les plateformes de produits locaux qui offrent une gamme plus élargie de produits bruts ou transformés. A l’instar de Foodtrack.fr, elles donnent l’occasion à ces adeptes du « manger local » de profiter d’autres aliments tout en restant respectueux de leurs valeurs.

Très pratique, elle diversifie son offre sur des créneaux divers et variés. Foodtrack met par exemple en vente quantité de produits issus de vignerons ou de brasseurs. Mais, on y retrouve aussi des offres en spiruline ou celles d’un pépiniériste. Ce ne sont que des exemples, la liste des producteurs étant sans cesse en augmentation.

Ces plateformes, alliant praticité et choix plus important, ont surement un bel avenir devant elles, d’autant plus que les producteurs sont minutieusement choisis pour un gage de qualité indéniable.

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